L'opposition est à la fois un
processus (elle s'exprime de sorte que la majorité ne fait pas absolument ce qu'elle veut)et un résultat (un groupe de personnes, en l'occurrence vos élus, portent des avis
différents). En termes simples, c'est la clé de la démocratie.
A Verrières, il faut croire que
Réussir Ensemble est perçue par nos édiles comme une sorte de camp retranché
gaulois : on veille scrupuleusement, d'un côté, à ne jamais en montrer le
visage sur la moindre photo et a fortiori lors des actualités
« officielles » diffusées au Colombier, ce qui est une performance
technique notable; mais de l'autre, il n'est pas un éditorial mensuel du
Maire qui ne nous mentionne. Méritons-nous et cet excès d'honneur
« littéraire » et cette indignité des images?
Cette fois, c'est à nos
prétendues « chicaneries » qu'il s'en prend, à propos de la
rénovation de la Villa Christine, dans le dernier numéro du Journal municipal.
Rappelons une nouvelle fois que
nous n'avons jamais critiqué l'effort réalisé en faveur de nos aînés et de leurs associations, qui vont y être hébergées, loin s'en
faut.
Mais tout le monde peut sans doute comprendre, que ce bâtiment d'ailleurs
dépourvu de tout charme, aurait sans aucun doute pu, compte tenu de sa
situation privilégiée, être destinéà des usages plus collectifs, favorisant enfin l'animation de ce que
nous n'osons plus appeler un centre-ville signe de ce nom.
En quoi le projet,
si onéreux et qui prend d'ailleurs tant de retard, va-t-il convaincre les
habitants de se promener dans ce secteur, d'échanger lors des fins de
soirée printanières ou estivales, sans évoquer bien entendu les saisons les
plus rigoureuses vécues parfois dans notre cité comme si le couvre feu y
régnait ? Au demeurant, vous a-t-on consultés en quoi que ce soit sur
ledit projet, demandé des idées ou suggestions ? Pas plus que d'habitude.
Bref, nos « chicaneries » ont consisté, dans le cadre de notre mandat
et dans le désert des débats municipaux, à faire valoir quelques questions
simples : la belle affaire.
Rappelons enfin qu'il est des
chicanes utiles : sur les circuits automobiles, où se déroulent des
activités couteuses et, n'en déplaise aux amateurs, où l'on ne fait souvent que tourner longtemps en rond (tout rapprochement avec notre affaire serait évidemment fortuit) elle
ont parfois la vertu d'éviter le pire.
Merci pour votre article plein d'humour et qui est, tout en finesse, un modèle d'équilibre et de savoir-vivre.
Merci aussi pour vos efforts à proposer des solutions constructives dans l'intérêt des Vierriérois. A 1,2 million d'euros, moi je ne trouve pas que le débat sur la villa Ste Christine soit une chicanerie! Avec un bail de 20 ans reconduit pour le golf sans aucune contrapartie, c'est le patrimoine de la ville que l'on dilapide. Là encore, il ne faut pas confondre chicanerie et rigueur d'analyse. Pour l'équipe en place, ce ne sont pas des chicaneries mais des contraintes. Contraintes de ne pas faire n'importe quoi comme la ville nous a habité depuis bien trop longtemps.
Alors, bon courgage à vous, continuez ainsi, les Verriérois sauront faire la différence et reconnaitre votre compétence et savoir-être.
Serge
Le conseil municipal se compose de pléthore de membres de la majorité et de 6 de l'opposition. C'est, on le constate à chaque conseil municipal, la rencontre de David et Goliath. On reste quand même abasourdi, un peu accablé et sans doute un peu attristé par la passion de Monsieur le Maire à vouloir, à chaque éditorial du magazine de Verrières, lapider avec une application quasi biblique (« Tu ôteras le mal du milieu de toi » (Dt 21,21)) une certaine (4 personnes) opposition... et pour cela tout est bon... de la contre vérité à l'affirmation péremptoire... 1,2 millions d'euros soit pour Monsieur le Maire 787 millions de centimes (vous savez... les anciens francs)... et de lapider à dilapider, il n'y a qu'un pas!!!