|
Les élections régionales des 14 et 21 mars se présentent dans un contexte inédit et avec des enjeux considérables. Pourquoi?
Sur
le plan national, chacun voit bien, quels qu'aient été ses choix lors
des présidentielles de 2007, que la politique conduite au niveau
national a déçu et, dans de nombreux domaines, aggravé la situation
d'une France déjà assez mal en point en 2007. Chômer plus pour ganger
moins est malheureusement devenu une réalité très quotidienne pour des
centaines de milliers de nos compatriotes.
Certes, la crise est passée par là, mais elle n'explique pas tout.
Les
atteintes incessantes aux libertés publiques les plus fondamentales, la
remise en cause de la protection sociale et du droit du travail,
l'affaiblissement croissant des principaux services publics (l'école
étant sans doute le cas le plus flagrant) étaient engagés avant la
faillite de Lehman Brothers et la tempête financière qui l'a suivie.
Pout tout citoyen soucieux de préserver les valeurs de la République,
les principes d'égalité et de solidarité qui la fondent et de l'avenir
de nos enfants, cette élection de portée évidemment nationale doit
constituer un signal fort en direction du pouvoir en place
Bien entendu, ce scrutin s'inscrit aussi dans l'actualité de la
réforme des collectivités locales. Ce sujet, d'apparence très complexe,
ne soucie sans doute pas autant les Français que la préservation de
leur emploi : c'est bien légitime dans la période actuelle.
Pourtant, ce qui se joue là est fondamental pour notre vie
quotidienne. Mettre ainsi fin brutalement à 30 ans de décentralisation,
laquelle a globalement permis des avancées considérables, ne peut rien
laisser augurer de bon de la part d'un Etat qui, dans le même temps,
réduit partout sa présence. On sait quel est le bilan des Conseils
Régionaux, surtout depuis que la gauche les anime : les transports, les
lycées, de développement des entreprises, la formation professionnelle
ne seraient évidemment pas ce qu'ils sont, sans cette intervention
massive. Qu'en sera-t-il demain, avec une fiscalité locale privant ces
collectivités de leur autonomie, y compris bien sûr les conseils
généraux qui doivent pourtant faire face à des dépenses sociales
explosives?
Ces questions très concrètes sont d'autant plus importantes dans
notre département que le Plateau de Saclay soulève des questions d'une
grande sensibilité, l'Etat voulant, là encore, imposer ses vues à tous.
A Verrières-le-Buisson, la majorité municipale s'applique depuis
toujours à faire oublier sa stricte obédience politique, ajoutant
d'ailleurs à la défense constante des choix gouvernementaux une
pratique de refus de la discussion qui lui est bien propre, notamment
sur toutes les questions abordées ci-dessus. Ces élections constituent
donc aussi une échéance importante dans notre ville. Il s'agit de ne
pas manquer l'occasion de consolider les efforts de tous ceux qui
aspirent au changement.
Pierre Guyard, tête de liste Réussir Ensemble lors des dernières
municipales, figure sur la liste du Parti socialiste pour les
prochaines élections régionales, conformément à ses engagements de
toujours.
En le soutenant dès le premier tour, nous souhaitons
prendre en compte tous ces objectifs, dans la plus grande cohérence,
entre leur portée nationale, régionale et locale.
Maintenir à la tête de notre région Ile de France une majorité
républicaine de progrès, qui a fait ses preuves, et à la quelle
participent depuis 2004 de très nombreuses sensibilités, en particulier
écologiste et communiste, c'est à la fois se garantir contre bien des
périls, qui menacent notre pacte social, mais aussi se doter d'une
chance véritable d'enclencher, à tous les niveaux, le sursaut dont
notre pays a plus que jamais besoin.
En vous exprimant nombreux et nettement le 14 et le 21 mars, c'est
à ce besoin collectif, transcendant les appartenances partisanes, que
chacune et chacun d'entre nous répondra.
On nous demande notre avis? Donnons-le.
|