Le dernier Conseil du semestre a fait une large part aux marchés.
Marché public, d'abord, lié aux travaux de rénovation de la déjà fameuse Villa Christine, plus prosaïquement l'ancienne mairie. Ce chantier, présenté comme « emblématique » par la majorité, l'est décidément à tous égards.
Cette fois, l'enjeu était de voter un avenant au contrat initial, augmentant le coût de l'opération de 10%, soit 100000 euros hors taxes. Pas un détail, donc. Objet du délit : la nécessité de ravaler le bâtiment dans les règles de l'art, avec un enduit à la chaux, beaucoup plus résistant. Bien des questions se posent, qui n'ont pas reçu de réponse :
•- l'architecte des bâtiments de France ne peut pas ne pas avoir conseillé cette formule de traitement des surfaces plus onéreuse mais beaucoup plus adaptée. Or, son avis est obligatoire au stade du permis de construire. Qu'en a fait la municipalité ?
•- l'organisme chargé du diagnostic technique ne peut pas, non plus, ne pas avoir relevé ce problème, sur l'un des aspects majeurs d'une telle rénovation
•- lors de précédents débats, on nous avait assurés que le ravalement était « compris dans le prix ». Or ce nouvel avenant prouve qu'il n'en était rien. Il est clair que si ce volet du marché avait été, comme il se doit, clairement intégré au cahier des charges, la compétition entre les sociétés candidates, se serait au minimum déroulée sur d'autres bases.
•- la Mairie indique qu'elle aurait tiré les leçons de l'expérience, notamment de l'usure rapide des revêtements constatée après la rénovation « à l'économie » de la Maison Vaillant (sans compter l'exemple du nouvel Hôtel de Ville, dont les crépis font grise mine). Certes, mais alors, pourquoi ne pas avoir d'emblée, en décembre 2009, choisi d'intégrer les bons matériaux dans le marché, plutôt que d'attendre ce nouvel investissement jugé inéluctable ?
Enfin, le comble: le Maire admet, faute sans doute de pouvoir contester ce que chacun peut vérifier de visu, que les travaux de ravalement ont commencé avant même d'avoir été autorisés par le Conseil municipal. On le voit, cette grande opération, décidément déjà marquée par le destin, n'a pas fini de préoccuper les Verriérois, en leur rappelant opportunément qu'ils en supportent la charge financière...
Autre marché, alimentaire celui-ci. Les commerçants qui y travaillent paient une redevance au « mètre linéaire », à laquelle s'ajoute un « ticket » censé financer les animations commerciales mises en place par la commune, type marché de Noel. La valeur dudit ticket va être divisée par 2, ce qui peut paraître une bonne nouvelle pour les professionnels. En réalité nous nous sommes aperçus que pendant des années, la Ville a encaissé deux à trois fois plus d'argent qu'elle n'en déboursait pour ces animations, sans faire de publicité manifeste sur cette anomalie. On comprend que les intéressés aient demandé de revoir ce curieux système et qu'ils souhaitent en suivre l'application avec vigilance. A Verrières, en matière de finances locales, nul n'est jamais trop prudent.
Enfin, vos élus ont posé une question relative à la situation catastrophique du syndicat mixte gestionnaire de la cuisine centrale. Le conseil général partenaire de la commune dans cet équipement qui fournit notamment les repas de nos collégiens, vient en effet de décider à l'unanimité des votants, (parmi lesquelles celle de notre conseiller général et Premier adjoint) de s'en retirer, compte tenu d'une série de graves problèmes de gestion et d'organisation. Notre inquiétude est, bien entendu, de savoir comment les collégiens seront alimentés à la rentrée. Nous reviendrons de manière plus détaillée sur ce dossier particulièrement préoccupant.
Une éclaircie dans ce bien sombre contexte. L'ensemble des conseillers municipaux ont adopté une motion visant à exiger que les moyens en effectifs de la Police nationale ne baissent pas sur Verrières. Cette nécessité n'est pas contestable. Ajoutons que la défense des services publics par la municipalité est suffisamment rare - y compris, comme on le sait, dans le domaine scolaire - pour être ici appréciée à sa juste valeur !